Montée
en puissance massive des services 3G : le rôle
de l'OSS/J.
Pour harmoniser
toutes leurs applications de back-office, les opérateurs
télécoms sont sur la brèche. Il
faut dire que les coûts d'intégration prohibitifs
auxquels ils ont été habitués sont
de nature à aiguiser leur curiosité pour
toute solution susceptible de résoudre ce problème.
Par ailleurs, la course aux nouveaux services lancée
avec la 3G, avec ses complexités et ses aléas,
les invite à envisager de nouvelles solutions,
plus ouvertes plus souples et plus économiques
pour le développement progressif de leurs systèmes.
Ils trouvent
au sein de l'initiative OSS Through Java™ (OSS/J) les
API performantes et ouvertes pour disposer rapidement
de capacités à géométrie
variable et assurer la montée en charge massive
(« Massive Scalability ») de
leurs systèmes.
Michel Denis,
OSS Practice Manager chez Sun Microsystems, initiateur
de l'OSS/J, et Fergus O'Reilly, Directeur du Marketing
Produit de Highdeal, fervent supporter de cette nouvelle
initiative, nous révèlent tout ce que
l'OSS/J va changer pour les Telcos dans les prochains
mois…
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Michel
Denis,
OSS
Practice Manager chez Sun Microsystems |
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Fergus
O’Reilly,
Directeur Marketing Produit de Highdeal. |
Transaction
Reporter : Pouvez-vous nous éclairer sur ce qu'est
l'initiative OSS Through Java ™ (OSS/J), son organisation
et sa vocation ?
Michel
Denis : Il s'agit d'une alliance,
un groupe de travail qui réunit des entreprises
de pointe sur les technologies OSS, lesquelles ont
mis en commun leurs savoir-faire pour définir
et mettre en oeuvre des API ouvertes et basées
sur la technologie Java™. Le but est d'accélérer
le déploiement de solutions OSS/BSS innovantes
avec des coûts d'intégration très
bas.
Transaction
Reporter : Quels sont les principaux membres de
cette alliance?
Michel
Denis : Sun Microsystems a
lancé l'initiative fin 2000. Nous avons en effet
toujours été très actifs dans le
domaine de l'OSS, qui est notre premier marché
dans les télécoms. Une quinzaine de compagnies
se sont jointes à nous, dont Nokia, NEC, Nortel
Networks, Ericsson et des éditeurs de
logiciels, dont Highdeal fait partie pour les solutions
Rating et Billing.
Transaction
Reporter : Quels types de problèmes l'initiative
OSS/J permet-elle de résoudre et quels en sont
les bénéficiaires ?
Fergus
O'Reilly :
Les
principaux bénéficiaires de notre démarche
sont les opérateurs télécoms. Ils
sont confrontés au problème de l'intégration
des différents systèmes qui gèrent
leurs fonctions de back-office : traitements logiques,
données clients, collecte des événements,
facturation. En l'absence de normalisation, le poste
intégration est exorbitant. Il peut facilement
représenter 80 % des coûts informatiques,
contre 20 % seulement pour l'acquisition des
licences logicielles.
Michel
Denis :
Leur autre préoccupation réside dans
l'industrialisation progressive de nouveaux services.
Le MMS par exemple représente actuellement
un volume de transactions relativement faible, mais
sa courbe de progrès sur certains services
est exponentielle. Toute la difficulté est
de disposer d'emblée des solutions les plus
ajustées, mais conçues pour des déploiements
de masse et aptes à gérer de forts pics
d'activité. C'est la notion de "Massive
Scalability" ou de montée en puissance
massive.
Transaction
Reporter : En quoi cette nécessité de
montée en puissance massive impacte-t-elle la
conception des logiciels ?
Fergus
O'Reilly :
Pour assurer cette montée en puissance,
les Telcos doivent pouvoir augmenter la capacité
de leurs systèmes à la demande en adjoignant
de nouveaux serveurs dans une architecture répartie.
C'est d'une part plus économique et d'autre part
plus sûr : si un serveur tombe en panne, les autres
prennent le relais. Les logiciels doivent s'adapter
à cet environnement spécifique. Par exemple,
un logiciel de médiation, ne poussera pas un
ticket sur un serveur désigné, mais le
fera "aspirer" par le serveur le plus disponible
à l'instant T. Les APIs OSS/J ont précisément
été conçues pour fonctionner dans
de telles architectures réparties.
Transaction
Reporter : Compte tenu des bénéfices réels
que les Telcos peuvent attendre d'OSS/J, pourquoi ne
figurent-ils pas en bonne place dans votre alliance
?
Fergus
O'Reilly :
En matière de standards, il y a eu
des précédents qui n'ont pas été
vraiment adoptés. Cela génère peut-être,
sinon du scepticisme, du moins des positions d'attentes.
Mais concernant l'OSS/J, ils s'y intéressent
de plus en plus car ils y voient clairement leur intérêt.
Michel
Denis :
Très récemment, plusieurs opérateurs
télécoms ont rejoint l'alliance en créant
un « advisory board » et un nouveau
groupe de travail. Il s'agit de Vodafone, ATT Wireless
et British Telecom. D'autres annonces sont prévues
dans quelques jours, à l'occasion du 3GSM World
Congress 2004 qui se tiendra à Cannes.

Transaction
Reporter : Où en êtes-vous et quelles sont
les perspectives ?
Michel
Denis :
De
nombreuses APIs OSS/J ont été développées:
Trouble Ticketing, Quality of Service, IP Billing, Inventory,
Service Quality Management… Nous prévoyons de
couvrir la plus grande partie du champ des modèles
eTOM (Enhanced Telecom Operations Map® du TeleManagement
Forum). Nous adoptons aussi les technologies Web Services
pour les inter-opérations business-to-business.
Des pilotes ont été développés
pour certains opérateurs. Le challenge consiste
à présent à les faire adopter.
Il y a des signes positifs. On commence à voir
le critère de compatibilité OSS/J entrer
dans les cahiers des charges des opérateurs,
par exemple pour les applications CRM ou Billing.
Transaction
Reporter : Pourquoi Highdeal a-t-il été
coopté par l'initiative OSS/J ?
Michel
Denis :
Highdeal est en la matière un acteur
de la première heure. C'est un membre très
actif qui a participé à de nombreuses
démonstrations publiques et a produit plusieurs
pilotes pour les opérateurs. C'est la société
la plus en pointe sur les systèmes ouverts en
"multi-threading" qui permettent de gérer
les événements de facturation au fil de
l'eau dans le monde 3G.
Fergus
O'Reilly :
Dès l'origine, notre suite logicielle
a été conçue avec le souci de diminuer
les coûts d'intégration et le TCO de nos
solutions, tout en offrant une flexibilité sans
pareil et des performances imbattables. C'est pourquoi
les APIs ouvertes basées sur des technologies
Web Services et Java font partie de nos gènes
!

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